Sweet Africa

dans le delta du Siné Saloum

Voyage Grand format

AU SUD DU SÉNÉGAL, LE CAMPEMENT DE NIOMBATO ACCUEILLE LES VOYAGEURS EN QUÊTE D’AUTHENTICITÉ. LES ENFANTS SONT LES BIENVENUS!

Dans la mangrove du Sine Saloum, les canoës ont stoppé leur course. Les pagayeurs guettent en silence le ciel rosissant. Bientôt, le spectacle commence : des centaines d’oiseaux, des cormorans, des vanneaux, des hérons, des aigrettes des récifs convergent vers un îlot et atterrissent à grands battements d’ailes dans les palétuviers, pour y passer la nuit. Du « reposoir » désormais mieux rempli qu’une tour de HLM, monte une cacophonie de caquètements indignés… Puis tout se calme. Chut, il est l’heure de dormir !

Partir vers le delta du Sine Saloum, au sud du Sénégal, c’est aller à la découverte d’une Afrique au naturel, à l’écart des plages bordées d’hôtels-clubs standardisés.

 250 kilomètres séparent Dakar, la capitale, du village de Sandicoly, 800 habitants, au bord du delta. C’est là que Claudine Weith et son mari Eric ont créé le campement de Niombato, voué au tourisme solidaire. Construite en matériaux locaux et alimentée à l’énergie solaire, la maison se blottit dans un verger de manguiers. Autour du patio fleuri de bougainvillées, où se déroulent les repas, s’ouvrent six chambres avec salles de bains, une grande cuisine et une terrasse perchée sur pilotis, d’où l’on observe les oiseaux et les singes dans les arbres. Le village est tout proche et au bout du jardin, commence le parc national du Siné Saloum, cet immense delta où les fleuves Siné et Saloum se rejoignent, avant de se jeter dans l’océan…

PARTIR DANS LE SINE SALOUM, AU SENEGAL

Avec la Maison d’hôtes de Niombato, qui propose des séjours avec activités et circuits à Sandicoly.

Autour du patio, le campement s’organise comme une maison africaine.

Arrivée au village de Sandicoly, sur la RN 5.

Emaillée de milliers d’îlots sauvages, la mangrove du Sine Saloum abrite un des plus riches écosystèmes d’Afrique. Depuis le campement, on embarque en canoë ou en pirogue à moteur au fil des bolong (chenaux d’eau salée), on s’enfonce dans le labyrinthe des palétuviers, on approche au plus près des oiseaux, on débarque sur des plages désertes pour pique-niquer, se baigner ou bivouaquer… Mais l’immersion ne s’arrête pas là. Car Claudine et Eric font aussi partager à leurs hôtes la vie d’un vrai village africain. 

A Sandicoly, tout le monde vit de l’agriculture : chaque famille possède un lopin de terre, où poussent le mil, le sorgho, l’arachide. Mais dans cette région du Sahel où le désert avance, où les forêts se font rares, les récoltes sont parfois maigres. Pour compléter leurs revenus, les garçons se font donc aussi pêcheurs et les filles ramassent des coquillages ou vendent le poisson du delta. Pour faire connaissance, rien de tel qu’une promenade au village avec Ousseynou, notre guide pour le séjour. Entourées de champs, de vergers d’anacardiers (les arbres à noix de cajou) et de potagers, les cases de terre aux toits coiffés de paille se blottissent au fil des ruelles de sable. Partout, les maisons s’ouvrent sur des sourires, des boubous, des histoires.

Pascale Desclos journaliste portrait

Le mot de Pascale

« Jean-Philippe et moi avons séjourné une semaine entière au campement de Niombato, à Sandicoly. Depuis, l’association Mama Kolodine a mené de nouveaux projets de développement au village, et en particulier l’éco-construction d’une école maternelle en voûte nubienne ».

Là, Mariama fait griller des arachides dans sa cour. Ici, Nabou sort les calebasses pour une démonstration de percussions et de danses africaines. Plus loin, Malik fait sécher des briques d’argile et de chaux mêlées, qui serviront à construire un muret. On s’arrête à la case de santé, où se pratiquent les accouchements ; on s’invite à l’école pour un cours de calcul dans la classe des CP. Le midi, Selbe nous attend dans la grande cour familiale pour nous initier à la préparation du thiéboudienne, le plat national sénégalais. Demain, Ousseynou nous emmènera au marché de Sokone sur sa carriole à cheval. Ainsi, à la fin de la semaine, Sandicoly n’est plus un village africain comme les autres : on sait mettre des noms sur les visages, on s’est fait des amis, on a pris le rythme local, aussi… 

UN LIVRE, UNE VOIX

Madame Bâ, Erik Orsenna, éd. Le Livre de Poche

Un extrait de 2 mn 42 lu par Jeanne Fichou

Née en 1947 sur les bords du fleuve Sénégal, Madame Marguerite Bâ raconte son enfance émerveillée au bord du fleuve, l’amour que lui portait son père, l’apprentissage au contact des oiseaux…

Sénégal - Sine-Saloum - Village danse et musique

Les villageoises ont sorti djembé, calebasses et cuvettes en métal. C’est l’heure de l’initiation aux danses africaines.

Et c’est bien le pari de Claudine ! Cette infirmière à la retraite, forte d’une longue expérience de l’humanitaire en Afrique, a imaginé le campement de Niombato comme un lieu d’échanges et de partage. « Nous recevons ici aussi bien des familles avec des enfants que des passionnés d’ornithologie, des amateurs de musique et danse africaine ou des randonneurs itinérants. Mon souhait, c’est que chaque visiteur rapporte de son séjour une autre vision de l’Afrique, plus juste, plus sereine, en aidant à sa mesure », explique-t’elle. Sur le plan pratique, le campement permet de faire travailler une douzaine de villageois, cuisinières, jardiniers, guides, piroguiers, conducteurs de carrioles, payés le double du SMIC local pour les permanents. Sur le prix de chaque séjour, une somme est reversée à l’association Mama Kolodine, en lien avec le campement pour des projets de développement. Ce qui a permis, entre autres, d’acheter un moteur neuf pour le moulin à farine, d’équiper les cases de seaux pour le tri sélectif des ordures, de financer partiellement une mutuelle santé et de construire une école maternelle au village. 

« Il ne s’agit pas d’assistance à sens unique, précise Claudine. Les familles de Sandicoly s’impliquent aussi en temps dans chaque projet». Maman Kolodine, comme la surnomment affectueusement les habitants du village, n’a pas tout à fait renoncé à sa vocation d’infirmière : chaque matin, elle fait gratuitement les pansements des patients qui se présentent à sa porte. Quant à son pick-up Mitsubichi, il est souvent mis à contribution, comme ambulance ou comme taxi pour les déplacements de l’équipe de foot junior !

Le dernier soir avant le départ, les cuisinières du campement ont préparé un vrai festin : brochettes de lotte et compote d’anacardiers. Badou arrive du village voisin avec toute une collection de djembés. Avec ce percussionniste hors pair, on s’initie aux rythmes africains, d’abord timidement, puis de plus en plus hardiment. Les mains frappent, les yeux brillent : sous les étoiles du Siné Saloum, la musique fait battre les cœurs à l’unisson…

Le nouveau livre de

Jean-Philippe

LES CHAMPIONS DU CAMOUFLAGE

 

Plongez dans un monde de

faux-semblants

Sénégal - Sine-Saloum - Sandicoly - Enfants

Au village de Sandicoly, les enfants n’ont pas tous la chance d’aller à l’école et participent beaucoup aux tâches domestiques. Mais cela n’empêche pas de jouer…

PARTIR AU SENEGAL, DANS LE DELTA DU SINE SALOUM

Avec le campement de Niombato de Sandicoly. Sur chaque séjour, une somme est reversée à l’association Mama Kolodine pour des projets de développement du village de Sandicoly (santé, hygiène, éducation, émancipation des femmes).

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