La Maison Plume en Val de Seine

Mon test Maison d’hôtes

Cap sur le village de Villequier-Rives en Seine, lové dans une boucle de la Seine, entre Rouen et Le Havre, à 2 heures de route de Paris. Dans une vie antérieure (traduisez avant l’épidémie de Covid-19), j’y ai testé la Maison Plume, une authentique demeure  XIXe siècle et un QG rêvé pour les amoureux en goguette. Une adresse à garder sous le coude pour… bientôt on espère!

La Maison Plume à Villequier

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Dans un petit village des bords de Seine…

C’est en 2016 que Jeanne Lozay et Simon, son compagnon, achètent cette demeure cossue des bords de Seine, anciennement Hôtel de France et décident de la transformer en maison d’hôtes. Jeanne, ex-consultante en web-marketing à Paris, revient ainsi au village de son enfance. Toits en ardoises, lucarnes coquettes, façade de briques bicolore, balcons en fer forgé… Posée sur les anciens quais de déchargement de Villequier, la Maison Plume raconte à elle seule toute une époque : la fin du XIXe siècle, quand les pilotes de la Seine mettaient encore 12 heures à relier Rouen au Havre, sur des bateaux à voile ou à vapeur. Les premiers touristes parisiens arrivaient alors en calèche ou à pied, depuis la gare de Rouen. Depuis, le pont de Brotonne et le pont de Tancarville (le rouge, comme à San Francisco) ont poussé de part et d’autre de Villequier et les quais d’autrefois accueille la piste cyclable de la Seine à vélo. Mais le village est resté dans son jus, avec ses ruelles pavées, ses jardins paisibles et ses villas semées entre la Seine et la forêt, toute rousse à l’automne. 

Le pont rouge de Tancarville.

Le quai et le musée Victor Hugo de Villequier.

Couleurs d’automne sur le village.

Atmosphère, Atmosphère…

Bâtie sur deux étages, la Maison Plume s’ordonne autour d’une cour-jardin en U tournée vers la Seine et abrite 5 chambres toutes différentes, toutes à croquer. Au premier étage, l’Amour, avec sa terrasse privée sur la Seine et la Parisienne, petite et cosy. Au deuxième étage, Le Nid, studio coloré ouvrant sur le fleuve et la forêt. Récemment aménagées dans l’aile droite, la Douce et la Brume, l’une rose poudrée, l’autre gris perle, offrent aussi de jolies vues aquatiques. Pour chacune, Jeanne s’est attachée à retrouver l’esprit du XIXe siècle – boiseries peintes, murs et textiles aux tons doux, parquets en pitchpin, meubles chinés -. Mais sans jamais forcer le trait. Aux murs, les marines du peintre Olivier Desvaux, un ami de la maison. Un vrai régal au matin, depuis le balcon de l’Amour : regarder le fleuve, les bateaux, les oiseaux…

La cour-jardin de la Maison Plume.

Marine du peintre Olivier Desvaux.

Tendres couleurs des sixties dans Le Nid.

La suite l’Amour et sa terrasse sur le fleuve.

Balcon romantique en vigie sur la Seine.

Petit-déjeuner made in Normandie

Au rez-de-chaussée, la maison a aussi retrouvé son cachet ancien. Là, une antique cuisinière en fonte, des chaises cannées ou un buffet de grand-mère. L’automne venu, on savoure le petit-déjeuner face à la Seine, en regardant la brume se lever sur le fleuve. Aux beaux jours, on s’installe au soleil, côté cour. Au menu, pain et viennoiseries de la boulangerie du village,  oeufs de la ferme, fruits du verger des Arcaux à Villequier. Dans le salon, une photo couleur sepia rappelle que Guillaume Apollinaire séjourna dans la maison en août 1913, avec quelques-uns de ses amis. Un de ses poèmes évoque Villequier et son Hôtel des Pilotes, « où flotte le parfum des brumes matelotes« .

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Petit-déjeuner avec vue sur l’eau.

Carreaux d’époque et ambiance XIXe siècle.

Apollinaire et ses amis à Villequier, en 1913.

Le rose ou le bleu?

A quelques coups de pédale…

A deux pas de la Maison Plume,  le musée Victor Hugo-Maison Vacquerie retrace la triste histoire de Léopoldine, la plus jeune fille de l’écrivain et de son mari Charles Vacquerie, qui se noyèrent tous deux en traversant le fleuve en canot, entre Villequier et Caudebec. C’était un jour de septembre 1843… Pour les amateurs de balades, la piste cyclable La Seine à vélo (160 km d’Elboeuf, à la sortie de Rouen jusqu’au Havre) passe juste devant la Maison Plume, qui met quelques vélos  à disposition de ses hôtes. On y pédale à fleur d’eau, entre falaises de craie, petits villages cauchois et vergers fruitiers. Des trésors à découvrir en chemin : le passionnant MuséoSeine (à 4 km), qui retrace toute l’histoire de la Seine normande, depuis les invasions Vikings… Et bien sûr les abbayes normandes de Saint-Wandrille (à 9 km) et Jumièges (à 20 km), toutes deux fondées au VIIe siècle. 

Pour découvrir mes escales coup de coeur en Val de Seine, lisez mon portfolio La Seine en roue libre.

A vélo sur le chemin de halage.

Poussez la porte de St-Wandrille avec le Père Lucien.

Escale au Muséoseine de Caudebec.

Les ruines de Jumièges en majesté.

La Saint-Wandrille, unique bière d’abbaye en France.

Claudine et Pascal Crevel, producteurs de fruits au Mesnil-sous-Jumièges

Infos

Pour rejoindre la Maison Plume, prendre l’A13 depuis Paris, l’A29 et quelques routes de campagne en venant du nord. Gare la plus proche : Yvetot (à 17 km en taxi ou en voiture de location). Lors de mon passage, le séjour était proposé à partir de 149 € la double en B&B.

Vous trouverez d’autres idées de séjours, de visites et d’activités sur le site de Seine Maritime, La Normandie impressionniste, qui m’a aidée à organiser ce reportage.

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