LA DOMINIQUE

La Caraïbe autrement

Voyage Grand format

LA PERLE VERTE DES CARAÏBES NE S’OFFRE QU’A CEUX QUI AIMENT L’ENFER DE SES FORÊTS TROPICALES ET DE SES EAUX BOUILLONNANTES.

L’averse tambourine sur le toit. Galvanisées, de minuscules grenouilles intensifient la hardiesse de leurs vocalises. Nous, allongés à plus de quatre mètres au-dessus du sol, dans notre cabane dans les arbres, nous tentons notre première nuit au cœur de la forêt tropicale. Si vous rêvez de plages de sable parfaitement blond, d’hôtels resort et de piscines chlorées, passez votre chemin, la Dominique n’est pas pour vous. Ici c’est plutôt un tourisme de nature. « Au plus profond de nous, nous aimons notre terre, parce qu’elle nous a sauvé, souligne Eric Hypolite, agronome au Ministère de l’environnement. Nos ancêtres sont des esclaves qui ont fui les colonies françaises pour trouver refuge dans le secret de ces vallées ». 

Flanquée au nord de la Guadeloupe et au sud de la Martinique, La Dominique, la plus jeune des îles des Petites Antilles, a le caractère volcanique des terres qui n’ont pas encore été érodées. Ici les plages sont rares, intimes, et toujours à l’abri des mornes, ces montagnes couvertes de forêts tropicales : plus de mille essences différentes et autant de nuances de vert. Une richesse devenue si rare dans les Antilles que le Parc national des Trois Mornes a été inscrit par l’Unesco au patrimoine de l’humanité. Dans les années 1970-1980, La Dominique (à ne pas confondre avec la République dominicaine) est une destination de choix pour les routards qui s’imprègnent de sa culture rasta. Aujourd’hui, ceux qui sont restés ont ouvert des maisons d’hôtes, certifiées bio.

PARTIR À LA DOMINIQUE

Nomade Aventure propose plusieurs séjours en Dominique, dont un au moment du carnaval et un autre consacré au Waitukubuli. Tentant…

Dominique - Caraïbes - Plage de Batibou où fut tournées des scènes de Pirates des Caraïbes.

C’est sur ses plages préservées que furent tournées quelques-unes des scènes de Pirates des Caraïbes.

Chez le très british Jems, c’est cabane rustique dans les arbres. Iris préfère vous accueillir autour de sa grande table et de ses chocolats chauds, dont elle s’est fait une spécialité. Que l’on soit un trekkeur forcené ou que l’on préfère les balades en famille, la Dominique se découvre à pied. On doit alors fouler le territoire des indiens Caraïbes, à la si terrible réputation. En effet, pour les massacrer en toute impunité, les Conquistadors les accusèrent de cannibalisme. En réalité bien pacifiques, ceux qui se nomment aujourd’hui les Kalinago tentent de ne pas perdre complètement leur identité. Sur la côte est de la Dominique, un petit territoire autonome, un musée, quelques vendeurs d’artisanat, un village reconstitué et surtout une immense envie de faire connaître leur véritable histoire permet aux indiens Caraïbes de ne pas laisser mourir leur culture. Le Waitukubuli Trail serpente au milieu des racines des gommiers et tutoie les hauteurs du mont Diablotin.

Le mot de Jean-Philippe

« J’ai adoré ce coin de nature que se partagent de vieux babas cool et de Nouveaux rastas. Terriblement envie de faire tout le Waitukubuli, même si mon pote Vincent Gaudin m’a dit que c’était loin d’être une promenade de santé. »

Il croise le terrain du vieux Robinson et de ses huit vaches avant de trouver une percée sur la mer. L’ancien nom caraïbe de l’île est devenu celui d’un long chemin qui traverse La Dominique du Nord au Sud, 185 kilomètres divisés en 14 segments. Certains sont faciles comme les promenades du dimanche, d’autres s’attaquent aux hauteurs de l’île, à réserver aux bons marcheurs. Mais tous finissent toujours par un bon bain.

Roseau, capitale de La Dominique. Commémoration de l'indépendance.

Roseau, capitale de l’ile. Commémoration de l’indépendance promulguée en 1978, lors du 485e anniversaire de la découverte de  l’ile par Christophe Colomb.

Des sommets dévalent, dit-on, 365 rivières qui avant de se jeter dans la mer, s’ébrouent en une succession de cascades, où il fait bon se rafraîchir. Un trek à ne pas manquer : Celui du Lac bouillonnant. Les enfants vont adorer. Une journée d’effort sur un sentier glissant, souvent perdu dans les nuages et qui, traversant la Vallée de la désolation, se dérobe dans les vapeurs de soufre. Mais le spectacle de ce chaudron de 60 mètres de diamètre dont l’eau atteint 90 °C est magique lorsque les grosses bulles frémissantes éclatent en libérant une lourde vapeur qui remplit le cratère, une vraie cocotte minute !

En redescendant vers la côte, les maisons aux accents créoles dégringolent en façades multicolores vers les eaux gazeuses. À Champagne, troquer le short contre un maillot de bain et plonger dans les bulles. Les sources chaudes sous-marines font naître des rideaux de volutes gazeux où les poissons perroquets, les barracudas et les tortues marines jouent les vedettes. Mais dans le petit verre que vous partagez le soir au bar des pêcheurs, le ti’punch est de rigueur.

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PARTIR à la Dominique

Renseignements : sur le site officiel de l’office du tourisme de l’ile.

La saison la plus sèche s’étend de janvier à mai. Entre aout et septembre, il pleut toujours quelque part en Dominique, des pluies drues et souvent courtes. Septembre et octobre sont à éviter car saison des tempêtes. Toute l’année les températures oscillent entre 23 à 30 °C.

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