Finistère

Escales en PAYS d'iroise

Pointe extrême du Finistère, à l’ouest de Brest, le Pays d’Iroise est un concentré de Bretagne… et un paradis pour les randonneurs. Oui oui, même dans le grand vent d’hiver! De la pointe Saint-Mathieu aux rives de l’aber Wrach’, j’ai collectionné pour vous phares de légende, ports du bout du monde et étapes de charme.

La pointe Saint-Mathieu

Dès le Moyen Âge, les Bretons surveillaient le périlleux passage des navires dans le rail d’Ouessant depuis les falaises de la pointe Saint-Mathieu. Près des ruines de l’abbaye du XIIe siècle, où les moines allumaient autrefois des feux, se dresse un phare dont la lumière porte à 55 km. Au sommet de ses 163 marches, vue imprenable sur l’archipel d’Ouessant.

Pour voir le soleil se lever (ou se coucher) sur la mer d’Iroise, escale recommandée à l’Hostellerie de la Pointe Saint-Mathieu, propriété de la famille Corre depuis trois générations. Au menu, 15 chambres au design iodé, un restaurant étoilé et un bistrot gourmand, un Spa avec piscine couverte et chauffée… Bref : un bon endroit pour se réchauffer.

Le Conquet

Le Conquet, son vieux port, sa maison des Seigneurs et sa plage des Blancs Sablons… En hiver, c’est rien que vous tout seuls.

Au coeur du vieux Conquet, j’ai adoré mon escale à La Vinotière, le petit hôtel pétri d’histoire de Joëlle Tromeur. Du salon cosy, où l’on savoure thés « maison » et far breton au coin du feu, un superbe escalier en pierres du XVIe siècle mène aux 10 chambres et au Spa, rhabillés de chêne clair par un atelier d’ébéniste.

La pointe de Corsen

Balade dans le grand vent à la pointe de Corsen,  un bloc de granit brut qui forme le point le plus à l’ouest de la France. Ce jour-là, le soleil d’hiver balayait les plages sauvages découvertes par la marée le long du sentier des falaises de Plouarzel.

De St Renan à Kergroadez

A quelques encâblures de la mer d’Iroise, Saint-Renan a hérité de sa prospérité d’antan quelques superbes demeures du XVIe siècle, comme ce café, sur la place du vieux marché. La ville n’est pas très animée en semaine, mais ne manquez pas le marché du samedi, un des plus vivants de la région!

Non loin de là, à Brélès, le manoir de Kergroadez fut bâti au XVe siècle, en pleine Renaissance bretonne. Pour en financer la restauration, son propriétaire, l’entrepreneur Franck Jaclin, propose toute l’année des animations originales : dîners aux chandelles, concerts de harpe, cours de cuisine, escape games, murder parties… Devinerez-vous qui a empoisonné le baron après le banquet? 

Porspoder

Face à la mer et aux dunes, l’ex-
colonie de vacances de Porspoder abrite désormais l’éco-hôtel Le Château des Sables et la table gastronomique du chef
étoilé Julien Marseault. Pour 26 € le midi, on y savoure des recettes inspirées de la pêche et du
potager maison, comme le lieu jaune, risotto « alverde », mousse iodée. Miam!

Balade entre deux grains… De la presqu’île Saint-Laurent, on aperçoit le phare des Fours.

Sur la grève d’Argenton, un vieux caseyeur s’est reconverti en salon de thé… malheureusement fermé le jour de mon passage.

Sur la route de Portsall

Impossible de manquer cette chapelle dominant le large à Landuvez. Bâtie en 1785, elle est dédiée à Saint Samson, un des évêques fondateurs de l’Église de Bretagne. Mais il y eut  ici un lieu de culte dès l’époque préhistorique. Bien après la christianisation du site, au Ve siècle, le vieux menhir, aujourd’hui disparu, resta vénéré. Et dans la fontaine, on trempait  les petits enfants (ou leur chemise) pour leur donner force et santé!

Une petite faim? Stop à la crêperie La Chaumine, dans une ancienne maison de pêcheurs des quais de Portsall.

Triste souvenir d’enfance… Le 16 mars 1978, l’Amoco Cadiz s’échouait au large de Portsall, provoquant la plus grande marée noire du siècle. Sur les quais du port, à l’entrée du musée qui raconte ce tragique naufrage, gît aujourd’hui, brisée, l’ancre de l’Amoco. 20 tonnes & 500 kg de ferraille qui n’ont servi à rien.

Landéda-l'aber Wrac'h

Au fil d’une balade à marée basse dans l’aber
Wrac’h, Danielle Prigent, animatrice nature de l’association Piokan (ramasser des algues, en breton),  fait découvrir aux néophytes la faune et la flore vivant sur l’estran. Avec elle, on goûte la dulse, une algue rouge au goût poivré, on compare les œufs de gravelots avec des galets et on s’initie aux moeurs des patelles brouteuses…

Alain Moal, le patron du bar L’Escale à Landéda-l’Aber-Wrac’h. Là où tous les marins du coin  se retrouvent…

Le porche de l’abbaye Notre-Dame-des Anges, fondée en 1507 par Tanguy du Chastel, seigneur de Trémazan, capitaine de la place de Brest. Derrière, on découvre l’abbatiale (où les fouilles ont révélé une centaine de pots acoustiques en terre cuite placés dans les murs pour amplifier la voix des chanteurs), sa charpente monumentale, le cloître, les jardins…

Le phare de l'île Vierge

Embarquement du port de Landéda- l’aber Wrac’h, avec les Vedettes de l’aber, pour découvrir l’île Vierge et ses deux phares, le petit + le grand, qui est le plus haut d’Europe. Construit entre 1897 et 1902, ce géant de pierre de taille mesure 82,50 mètres au garrot. A l’intérieur, un escalier enroule son colimaçon entre les murs en opaline verte jusqu’au sommet. De mars à juillet, interdit de marcher sur les « pelouses » de l’île, car les goëlands y nidifient.

Du sommet du grand phare, on voit le petit.

Informations

Infos sur les Offices de tourisme de Iroise Bretagne et Pays des Abers.

Pour élargir l’horizon : Finistère 360°

Y ALLER

De Paris, on rejoint Brest en voiture (600 km  via la A11) ou en TGV  (durée 3 h 30). Infos train + location de voiture sur Oui Sncf

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