Echappée belle au pays d'Angkor

A pied, à vélo, en bateau

Voyage Grand format

DÉCOUVRIR LA CITE D’ANGKOR, TRÉSOR DE L’ANCIEN EMPIRE KHMER? PAR ICI LES CHEMINS BUISSONNIERS…

Dans la lumière du soir, l’Antana trace son sillage sur le lac Tonlé Sap, au coeur du pays d’Angkor. Sur les rives, défilent de hautes maisons en bois sur pilotis. Leurs terrasses sur l’eau donnent accès à des îlots-potagers soigneusement cultivés, à des viviers à poissons construits en tiges de roseaux. Ici et là, accrochés aux façades, des panneaux à l’effigie du très officiel Parti Populaire Cambodgien rappellent que le petit royaume du Cambodge reste gouverné par une dictature musclée. Mais depuis la fin du régime des Khmers rouges, en 1979, le pays s’est ouvert aux voyageurs. Sur les eaux du lac, c’est un va-et-vient incessant d’embarcations : pêcheurs ramassant leurs nasses pleines de poissons-chats, cueilleuses de fleurs de lotus et de jacinthes d’eau, familles de paysans entassés entre des paniers de mangues, jeunes écoliers en uniformes…

Depuis des siècles, le Tonlé Sap assure la prospérité de la région, offrant du poisson en abondance et des terres fertiles aux populations locales. Rendement moyen : deux à trois récoltes de riz par an. Autrefois, ses habitants ont fourni la main d’oeuvre indispensable pour bâtir les temples et les palais de la cité d’Angkor, déployée sur la rive nord. Cet immense lac d’eau douce – le plus vaste d’Asie – est aussi un phénomène unique au monde. Au plus fort de la mousson, en septembre-octobre, il se gonfle des crues du Mékong et de ses affluents pour atteindre une profondeur de 14 mètres; à la saison sèche, en mars-avril, il se vide presqu’en totalité dans le fleuve. 

PARTIR AU PAYS D'ANGKOR

Avec Terres d’Aventure, un choix de 10 treks accompagnés au Cambodge, comme « Balade au pays des sourires de pierre », une découverte du pays d’Angkor à pied, à vélo, en bateau.

Cambodge - Angkor - Tour-visage au temple du Bayon, cité d'Angkor Thom

Au coeur de la cité-forêt d’Angkor Thom, le temple du Bayon s’ornait à l’origine de 62 tours-visages à l’effigie de l’empereur khmer. Il en reste 39 aujourd’hui

L’hiver est donc la saison idéale pour entreprendre ce voyage au Cambodge signé Terres d’Aventure. Le principe ? Explorer le pays d’Angkor en roue libre, en louvoyant entre lac, temples, villages et rizières, en compagnie d’un guide local francophone.  Le camp de base est situé à Siem Reap, la ville moderne de 300 000 habitants qui a poussé à quelques kilomètres de la zone archéologique. On s’y installe dans un confortable « 4 étoiles » avec piscine, avant de repérer les lieux en tuk-tuk, le taxi local. Au fil des avenues bordées de cafés, de boutiques, de salons de massage, circule une nuée de motos. Ici, les filles s’assoient encore à l’arrière, en amazone. Cap vers l’ancien quartier colonial, vestige d’un siècle de protectorat français. Entre les bâtisses Art nouveau, le Old Market dresse sa halle couverte de tuiles. C’est le QG parfait pour se familiariser avec les fruits locaux, mangues, mangoustans, litchis et le fameux poivre blanc de Kampocha, cultivé au sud. Les marchands de tissus proposent des krama, ce petit foulard à carreaux en coton tissé qui sert à tout au Cambodge : se protéger du soleil ou de la pluie, bercer les bébés, se sécher après la douche et même cuire le riz vapeur ! Autour du marché, les bars de Pub Street attendent 19 heures, le sacro-saint Happy Hour, pour s’animer.

Pascale Desclos journaliste portrait

Post-scriptum

« Quarante ans et deux générations ont passé depuis la fin du régime des Khmers rouges. En discutant avec Hai, notre jeune guide, j’ai compris à quel point les Cambodgiens avaient dû faire preuve de résilience pour faire leur deuil des crimes du passé et renouer avec la vie. »

Près des jardins manucurés de l’Esplanade, s’ouvrent les portes du Musée national d’Angkor, idéal pour réviser l’histoire khmère. Nous voilà parés pour découvrir les 400 km2 du parc archéologique, classé au patrimoine mondial de l’Unesco. En star-guest, le palais d’Angkor Wat, le Versailles local, avec ses mille et une pagodes, ses salles ornées de bas-reliefs et son grand bassin royal. La Grande Forêt, elle, abrite les ruines de la cité fortifiée d’Angkor Thom et son spectaculaire temple du Bayon. Pour franchir ses murailles, on passe comme hier des portes ornées de tours-visages en pierre : l’empereur surveille les quatre points cardinaux de son royaume disparu. Un royaume tantôt hindouiste tantôt bouddhiste, qui a rayonné du IXe au XIVe siècle et a repoussé ses frontières jusqu’au Vietnam, la Thaïlande, le Laos, la Birmanie, le sud de la Chine…

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UN LIVRE, UNE VOIX

Le Portail, François Bizot, ed. Folio Gallimard 

Un extrait de 1 mn 54 lu par Jeanne Fichou. 

En 1971, François Bizot, membre de l’Ecole française d’Extrême Orient, est fait prisonnier au Cambodge par les Khmers rouges. Au récit poignant de sa détention, au coeur de la jungle, se mêlent des souvenirs heureux du passé.

Cambodge - Angkor - Apsara au temple de Ta Prohm

Apsara dans les ruines du temple de Beng Meala.

Cambodge - Angkor - Site de Srah Dumrei (IXe siècle)

Vestiges du IXe siècle à Phnom Kulen.

Cambodge - Angkor - Ruines du temple de Ta Prohm

Ta Prohm, un dialogue minéral/végétal

Le lendemain, le soleil éclabousse l’allée ombragée qui mène au temple de Beng Mealea. Sous l’âge d’or de l’empire khmer, il était une étape-clé sur la route d’Angkor à Hué, dans l’actuel Vietnam. Encerclé par la jungle, il évoque aujourd’hui un décor à la Indiana Jones : entre les ruines, des racines de ficus, de figuiers étrangleurs, de fromagers ont bousculé les pierres. Au détour d’une galerie, on croise le sourire figé d’une apsara, les danseuses célestes de la cour. A quelques kilomètres, un chemin grimpe à l’assaut de la montagne sacrée de Phnom Kulen et se faufile dans la forêt de litchi chinensi, les arbres à litchis. Là, au creux d’une clairière, se dresse une statue d’éléphant, gardée par des lions de pierre rongés par la mousse. Nous voici revenus vers l’an 800, au temps où le roi Jayavarman II fondait la première cité d’Angkor.

La balade se poursuit dans la forêt, jusqu’au bord de la rivière Siem Reap. A cet endroit, son lit rocheux a été sculpté de centaines de lingams, ces motifs en forme de petits phallus qui symbolisent le dieu Shiva chez les Hindous. Un groupe de pèlerins s’éclabousse au bord de l’eau. « On dit qu’en passant sur ces lingams, explique Hai, notre guide cambodgien, les eaux se chargent de l’énergie créatrice du dieu. Elles garantissent de bonnes récoltes de riz, mais aussi de beaux enfants ! » Il fait chaud, l’eau est fraîche: il n’y a plus qu’à se déchausser et à traverser la rivière pieds nus. Ce soir, après la randonnée, on s’installe chez l’habitant, dans une maison traditionnelle du village de Tbeng. Après une douche de fortune, atelier de fabrication des nomkom, des petits gâteaux de riz gluant et de coco, enveloppés dans une feuille de bananier. 

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Cambodge - Angkor - Le temple de Ta Prohm, au pays d'Angkor

Les ruines du temple de Tah Prohm, fondé au XIIe siècle et découvert en 1939 , ont volontairement été abandonnées à la jungle par les archéologues.

Avec les VTT multi-vitesses mis à notre disposition, c’est un bonheur de pédaler sur les chemins du pays d’Angkor. Au départ du baray oriental, cet immense réservoir d’eau créé au Moyen Age par les maîtres du royaume pour irriguer les douves et les bassins de la cité, on serpente au milieu des rizières, dans des paysages champêtres. Ici des cases de bambou blotties entre des palmiers à sucre, là des ponts de bois jetés sur les canaux, des potagers mirobolants, les ruines du bucolique temple de Banteay Samré… A l’entrée, la petite Doeun retrouve ses amies après l’école pour tresser avec des feuilles de palme des mobiles en forme de libellules, d’étoiles, de poissons : elle les vend aux touristes de passage, pour aider sa famille.

Tradition oblige, le voyage se clôt par un dîner d’adieu chez Marc, un ancien archéologue reconverti en concepteur de circuits. Son épouse est cambodgienne et fine cuisinière. Elle a préparé des mets servis autrefois à la cour royale khmère : fleur de nénuphar en sucré-salé, amok ou papillottes de poisson-coco-gingembre, citrouille vapeur au flan coco… Des jeunes d’un village voisin interprétent des danses traditionnelles. Coiffe de jasmin, bustier et sarong plissé, les jeunes filles miment avec grâce les choses de la nature : la graine que l’on sème, le bourgeon qui se forme, la fleur qui éclot… Le voyageur ébloui retrouve dans leurs gestes délicats les apsaras d’antan, qui dansaient sur l’eau pour complaire aux dieux d’Angkor.

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PARTIR AU PAYS D'ANGKOR, AU CAMBODGE

Renseignements : sur le site officiel de l’Office du tourisme du CambodgeVisa obligatoire 20 jours 70 $ ici

Vols : Au départ de Paris, plusieurs compagnies régulières permettent de rejoindre Siem Reap : via Ho Chi Minh Ville sur Vietnam Airlines, via Kuala Lumpur sur Malaysia Airlines, via Singapour sur Singapore Airlines.

Séjours et circuits : Terres d’Aventure propose un choix de 10 circuits-randos accompagnés au Cambodge, dont « Balade au pays des sourires de pierre », qui permet une découverte des temples et de leurs environs à pied, à vélo, en bateau. Logement en hôtel 4* à Siem Reap, chez l’habitant et en bivouac et repas préparés par l’équipe locale de Terdav dans des lieux différents, pour goûter les spécialités cambodgiennes en toute sécurité. Prévu pour 3 à 12 participants, ce voyage est aussi privatisable entre amis.

A lireGuide du Routard Laos-Cambodge 2018, Hachette. Angkor cité khmère de C. Jacques et M. Freeman, Books Guides.

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