Canaries

Les gazouillis des belles îles

Voyage Grand format

FACE À FACE, GOMERA LA VERDOYANTE ET TENERIFE LA ROCAILLEUSE ONT DES SECRETS À VOUS SIFFLER À L’OREILLE…

Il y a quelque chose de joyeusement enfantin à patauger dans ce canal. Mais il y a aussi une petite dose d’adrénaline à suivre ces levadas qui récupèrent les eaux ruisselantes des hauteurs pour irriguer les cultures en aval. Étroites d’une cinquantaine de centimètres, elles s’accrochent au flanc de la montagne, suspendant parfois le marcheur entre vide et parois verticales. Déconseillé à tous ceux qui craignent le vertige ! Un chemin moins vertigineux suit le même tracé un peu plus haut sur les montagnes de l’Anaga. Ce massif au nord de Tenerife réserve quelques-unes des plus belles balades de l’île canarienne. Pourtant, si ce n’avait été la proposition d’une amie, randonner dans cet archipel ne m’aurait jamais effleuré. À tort !

Derrière les images d’une côte un peu trop bétonnée et de plages débordant de baigneurs rougissants, les Canaries réservent quelques surprises de taille. Le cœur de pierre de l’île de Tenerife bat à plus de 3 715 mètres d’altitude. Le volcan du Teide est non seulement le toit de l’archipel, mais également le plus haut sommet d’Espagne et de toutes les îles de l’océan Atlantique. Avec son socle reposant à plus 3 500 mètres sous la surface des océans, il forme la troisième plus haute structure volcanique du monde. Respect donc. Mais le choc ne tient pas tant à sa démesure qu’à l’incroyable scénographie de ce paysage d’apocalypse, choisi comme décor du film Le choc des titans. C’est tout dire !

PARTIR AUX CANARIES

Chamina-Voyages propose une dizaine de départs pour Les Canaries, en liberté ou accompagné. Le séjour Canaries : Tenerife, La Gomera et La Palma offre une belle découverte à pied de ces trois îles.

Canaries - Le roi Teide dans son univers, on ne peut plus, minéral.

Le roi Teide dans son  univers, on ne peut plus, minéral.

Autour de nous, ce ne sont que roches rouille, coulées de lave basaltique, dykes acérés, cônes blanchâtres et champs de scories noir brillant. Pour en percevoir toutes les nuances, il faut partir à l’assaut de la caldeira. Le Teide est en effet ceint d’une muraille, vestige d’un volcan plus ancien encore, qui trace un périmètre de 45 km tout autour.  Le sentier grimpe dur au milieu des éboulis rocheux et d’une végétation de plus en plus éparse. C’est le prix à payer pour s’éloigner de l’agitation du centre des visiteurs, où des bus déversent un flot continu de vacanciers venus poser devant le maître des lieux. Plus on s’élève, plus le paysage prend de l’envergure. Et du haut de ces murailles de pierre, 30 millions d’années d’histoire volcanique nous contemplent…

Changement d’île, changement de décor, nous marchons dans un univers totalement végétal. La forêt nimbée de brume est ruisselante d’humidité ; les bruyères arborescentes atteignent ici vingt mètres de haut.

Le mot de Jean-Philippe

"Le beau coup de cœur, c'est évidemment le Teide. Sa forme parfaite de volcan, l'incroyable panel de ses teintes qui s'illuminent sous le bleu du ciel. Prenez le temps de vous éloigner du Centre des visiteurs, vous ne le regretterez pas."

Les lichens drapent les arbres d’une dignité de sorcière et les tapis de mousse sont aussi spongieux que des sables mouvants. Même la lumière hésite à se frayer un passage.

Appelée Monteverde par les îliens, la forêt de la Gomera offre un bout de chemin hors du temps. Elle est l’ultime reliquat de ce que fut la sylve du pourtour méditerranéen il y a 50 millions d’années, un âge qui lui vaut d’être élevée au rang de patrimoine mondial de l’humanité

Grimpette !

Les couleurs acidulées de San Sebastian.

Levadas, avec ou sans chaussure.

L’autre patrimoine de l’île classé par l’Unesco est plus chantant. « Bonjour je m’appelle Mauro et je souhaite la bienvenue aux touristes français.» Dans le petit resto de Hermingua que tiennent ses parents, le jeune garçon fait une démonstration de silbo. Ce langage sifflé, enseigné depuis 1999 dans toutes les écoles de l’île, était autrefois utilisé par les bergers de la Gomera pour communiquer d’une vallée à l’autre.

Autre île, autre voyage, dans l’espace cette fois. La Palma est bénie des cieux. Sa proximité avec l’Équateur, son élévation naturelle, la qualité de son air et une loi unique au monde de protection contre la pollution lumineuse font de son ciel l’un des plus purs qui soient.

Si pur que nombre d’observatoires astronomiques s’accrochent aux sommets de l’île. Sur les hauteurs de la caldeira de Taburiente, la marche débute au pied de l’un des plus grands du monde, l’observatoire d’El roque de los Muchachos. On suit la crête qui domine un paysage minéral alors qu’au loin, lorsque le temps est clair, les silhouettes des îles Tenerife et la Gomera se détachent sur la mer. Pourtant c’est une autre marée qui envahit notre horizon. Un océan de nuages roule jusqu’à nos pieds. Nous voilà vraiment seuls au monde, la tête dans les étoiles… ou presque.

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Jean-Philippe

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Canaries - Vers les hauteurs de l’île de La Gomera.

Vers les hauteurs de l’île de La Gomera.

CUEVA DEL VIENTO (Tenerife)

À chaque instant, on craint de voir surgir le minotaure, pourtant ce long labyrinthe souterrain n’est pas l’œuvre d’un homme, mais bien de la nature. Un tunnel créé par la fluidité de la lave il y a 27 000 ans. La Cueva del Viento est le plus long tube volcanique d’Europe. 17 kilomètres de galeries souterraines ponctuées de terrasses, de précipices et de retenues d’eau. Si aucun minotaure n’y a encore jamais été croisé, la galerie grouille d’une faune cavernicole de 190 espèces, dont le cafard sans yeux et de nombreuses chauves-souris.

L’OBSERVATOIRE DEL ROQUE DE LOS MUCHACHOS (La Palma)

Pour ceux que l’astronomie intéresse, il est possible de visiter l’observatoire Del roque de los Muchachos. Ces visites, gratuites, sont ouvertes quelques heures par jour à un nombre restreint de personnes. Il est donc indispensable de réserver sa place auprès de l’Instituto de astrofisica de Canarias, une quinzaine de jours à l’avance.

PARTIR AUX ILES CANARIES

Il est possible de se balader aux Canaries toute l’année. Les mois d’avril et juin restent cependant  les plus agréables tant pour la météo que pour les floraisons de printemps. Juillet et août peuvent être très chauds.

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